Je dis souvent que je suis peintre de lumière, cuisinier et pêcheur. Une phrase qui surprend, parfois qui déroute. Pourtant, tout est là. 

Peindre la lumière, c’est utiliser ce qu’elle offre pour dessiner directement sur le capteur numérique. Je photographie en numérique, non par opposition à l’argentique, mais par choix : celui de la réactivité, de l’instant et de l’intuition.

La cuisine, elle, m’a appris la rigueur. Comme une recette transmise par un grand chef, la photographie repose sur des bases précises : l’ISO, la profondeur de champ, la vitesse d’obturation, la composition. Des règles que l’on apprend, que l’on respecte, puis que l’on détourne pour créer sa propre saveur.

Enfin, il y a la pêche. Celle de la patience. Se placer, observer, attendre. Lancer la ligne et laisser venir le moment juste. En photographie de rue, tout est là : être prêt, immobile parfois, attentif toujours, jusqu’à ce que le sujet parfait apparaisse dans la lumière idéale.

À travers la rue, je cherche ces instants fugaces que l’on ne prend plus le temps de voir. Des scènes ordinaires, des gestes simples, des fragments de vie saisis entre hasard et maîtrise.

En bref, je suis photographe de rue.

Autoportrait 

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